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Prédications · Février · Partie 3/3

Une table pour deux

Prêché parPasteur Daniel Jonathan Résumé parManon Sannier

Titre : Être la bonne personne pour la bonne personne

Dans ce message, nous allons voir les bénéfices de la saison de célibat pour devenir la bonne personne pour la bonne personne !

Car le célibat n’est pas une salle d’attente : c’est une saison à vivre pleinement.

Avant de chercher la bonne personne, devenons la bonne personne.

1) Découvrir qui je suis et qui je ne suis pas

Le célibat est une saison pour découvrir notre identité.

Quand je sais qui je suis, j’ai l’assurance d’affirmer qui je ne suis pas.

Dans Jean 1:19-21, Jean-Baptiste savait dire avec assurance : « Je ne suis pas le Christ »

mais il savait aussi dire : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert. »

Quand je sais qui je suis, personne ne peut m’imposer une identité contraire.

Bien gérer son célibat permet d’entrer dans une relation en sachant ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas pour l’autre.

Par exemple :

Je ne suis pas sa mère.

Je ne suis pas sa femme de ménage.

Si je sais qui je suis, je ne me laisse pas maltraiter.

Celui qui s’aime de la bonne manière sera capable d’aimer l’autre de la bonne manière.

Malheureusement, certains transfèrent inconsciemment l’image d’un parent sur leur conjoint.

Mais une identité claire évite ces confusions.

2) Fixer nos standards

Le célibat est le meilleur moment pour établir nos standards.

Si je ne les définis pas lorsque je suis seul, quelqu’un d’autre risque de les définir à ma place.

Nos standards ne sont pas seulement ce que nous disons, mais ce que nous tolérons.

Je peux dire que j’ai des valeurs, mais si je ne me respecte pas, cela n’a aucun sens.
Je peux dire que je veux un mari de prière, mais si je fréquente uniquement des hommes qui ne cherchent pas Dieu, il y a incohérence.

Sans standards, on finit par justifier l’injustifiable : « Il m’a insultée… mais il était juste dans un mauvais jour. »

Dans 1 Corinthiens 7:32-33, l’apôtre Paul explique que celui qui n’est pas marié peut davantage se consacrer aux choses du Seigneur.

Plus nous passons du temps avec Dieu, plus nous prenons conscience de notre identité en

Christ.

Certaines personnes attendent d’entrer dans une relation pour que l’autre leur dise qui elles sont. Mais lorsque notre identité est enracinée en Dieu, personne ne peut la redéfinir.

Même si quelqu’un te dit : « Tu es moche », tu sais que Dieu dit que tu es une créature merveilleuse.

3) Cultiver une dévotion

L’apôtre Paul, qui a écrit une grande partie du Nouveau Testament, était célibataire.

Le célibat est une saison très riche, où l’on peut se dévouer pleinement à Dieu.

Dieu nous prépare toujours avant de nous confier une nouvelle saison.

On peut penser être prêt pour le mariage, mais ne pas être prêt à porter les responsabilités qu’il implique.

La dévotion est une saison où l’on investit spirituellement dans notre être intérieur :

Notre caractère se construit

Notre endurance spirituelle se développe

Nous apprenons à nous accepter

Nous apprenons à aimer être seuls avec Dieu

Une fois marié, comme le dit 1 Corinthiens 7:33, il faut aussi prendre soin de son conjoint et de son foyer. Profitons donc du célibat pour cultiver l’intimité avec le Seigneur.

4) Se laisser transformer par Dieu

Beaucoup de dysfonctionnements dans le mariage trouvent leur origine dans des blessures personnelles non traitées.

Si nos blessures ne sont pas guéries par Dieu, nous risquons d’exiger de l’autre un rôle qui n’est pas le sien.

Mais une bonne préparation protège et fortifie le mariage.

Le plus beau cadeau que je peux offrir à mon futur conjoint n’est pas une bague, mais une santé émotionnelle et spirituelle stable.

Nous sommes entre les mains du Potier (Jr18):

Comme un artisan façonne la pâte pour lui donner la forme qu’il désire, Dieu travaille notre cœur pour nous préparer à la saison dans laquelle il nous enverra.

5) Investir dans sa croissance

Pour devenir et rester la bonne personne, nous devons continuer d’investir en nous-mêmes.

Beaucoup de dysfonctionnements apparaissent lorsque nous demandons à l’autre de porter des fardeaux que nous n’avons jamais réglés avec Dieu.

Par exemple :

La solitude ne sera jamais guérie par un mariage

Une blessure intérieure ne sera pas guérie par un conjoint

Seul Dieu peut réellement guérir ces choses.

Prenons une image : Lorsque nous cuisinons du poulet, plus nous le laissons mariner dans l’assaisonnement, meilleur sera son goût.

De la même manière, plus nous demeurons dans la présence de Dieu, plus notre vie sera saine et portera du fruit.

Nous devons sortir de la mentalité du fast-food, où tout doit arriver immédiatement.

Dieu peut agir en un instant, mais il forme le caractère dans le processus

6) Courir sa destinée

Le mariage n’est pas seulement une relation : c’est aussi une collaboration pour accomplir une destinée.

Nous sommes appelés à devenir des valeurs ajoutées pour l’autre.

Mais si nous ne courons pas encore dans notre propre course, comment pourrions-nous aider l’autre à atteindre la sienne ?

Lorsque je marche dans ma destinée, je permets aussi à l’autre de marcher dans la sienne

Dieu nous a créés individuellement avant de nous unir.

Avant même le mariage, Dieu avait déjà préparé des projets pour notre vie. (Jr 1 :5 / Jr 29 :11)

Des nations attendent après ce que Dieu a placé en chacun de nous !

7) Ne pas faire du mariage une idole

Le mariage est une bénédiction, mais il ne doit jamais devenir notre destination ultime

Nous n’avons pas été créés uniquement pour :

Un travail

Un conjoint

Nous avons été créés pour une destinée.

8) Choisir le bon conjoint

Ne choisissons pas notre conjoint d’abord en fonction du ministère.

Choisissons par amour.

Combien de personnes se sont mariées en pensant qu’elles étaient appelées à servir ensemble, mais l’amour n’a pas grandi et le ministère n’a pas porté le fruit attendu ?

On ne se marie pas avec un appel ou un talent, mais avec un cœur et un caractère.

9) L’amour donne avant de recevoir

Beaucoup se demandent : « Qu’est-ce que l’autre peut m’apporter ? »

Mais l’amour ne commence pas par recevoir. L’amour commence par donner.

Alors posons-nous cette question : Qu’est-ce que je vais apporter à mon futur conjoint ?

10) La visitation à l’image de Rebecca

Dans Genèse 24:15-17, nous lisons : « Il n'avait pas encore fini de parler que sortit, sa cruche sur l'épaule, Rebecca, née de Bethuel, fils de Milca, femme de Nachor, frère d'Abraham. C'était une jeune fille très belle de figure; elle était vierge, et aucun homme ne l'avait connue. Elle descendit à la source, remplit sa cruche, et remonta. Le serviteur courut au-devant d'elle, et dit : Laisse- moi boire, je te prie, un peu d'eau de ta cruche. »

Dans cette histoire, Abraham envoie son serviteur Éliézer pour trouver une femme pour son fils

Isaac.

La première chose qu’Abraham demande à son serviteur est de jurer qu’il ne prendra pas une femme d’ailleurs, mais une femme de sa patrie.

Une fois arrivé sur place, Éliézer prie Dieu et lui demande un signe pour reconnaître celle que

Dieu a choisie.

Mais ce signe n’est pas basé sur la beauté, la richesse ou le statut social.

Le signe repose sur le caractère.

Eliezer prie ainsi : « Que la jeune fille à laquelle je dirai : Penche ta cruche pour que je boive, et qui répondra : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac. »

Le signe choisi par Éliézer est simple : la serviabilité.

Ce qui fait de nous une bonne personne, ce ne sont pas nos dons, mais notre caractère et notre cœur.

La seule préoccupation d’Abraham était que cette femme soit de sa famille.

Cela nous rappelle une chose importante :

Lorsque nous choisissons un conjoint, assurons-nous qu’il soit de la même famille spirituelle.

C’est-à-dire : un enfant du Royaume

Est-ce qu’il connaît réellement Jésus ?
Est-ce qu’il est réellement transformé ?
Est-ce qu’il reconnaît Jésus comme son Seigneur et son Sauveur ?

Deux critères ressortent clairement dans le choix du conjoint à travers cette histoire :

1De la même famille spirituelle
2Un cœur selon Dieu (serviabilité et caractère)

N’épousons pas d’abord un homme qui prêche. Épousons un homme qui aime Dieu et qui marche dans l’humilité.

11) Positionner son cœur pour le jour de la visitation

Rebecca ne savait pas que ce jour-là était le jour de sa visitation.

Elle ne savait pas que derrière un simple acte de bonté se cachait son futur mariage.

Elle ne faisait qu’une chose : servir avec simplicité et authenticité.

Parfois, notre bénédiction se cache derrière notre humilité et notre serviabilité.

Les actes simples peuvent devenir le point de départ de notre visitation.

Alors, comment vivre notre visitation ?

1Laissons Dieu travailler notre caractère.
2Attendons-nous à la surprise de Dieu. (Car ça peut venir à tout moment)

Décidons donc de revêtir le caractère de Christ et d’être bons en tout temps.

Ne laissons aucune situation changer qui nous sommes.

Honorons et respectons chacun : Au travail, à la maison, à l’église, dans nos relations…

Peu importe qui se tient en face de nous.

Et si, comme Rebecca… ma gentillesse, mon humilité et mon cœur de serviteur devenaient le déclencheur de ma destinée ?

12) Conclusion

La saison du célibat est temporaire, mais ce que Dieu construit dans cette saison peut avoir un impact pour toute une vie.

Alors, pendant ce temps :

Apprenons qui nous sommes

Établissons nos standards

Cultivons notre relation avec Dieu

Laissons Dieu former notre caractère

Et souvenons-nous :

Avant de chercher la bonne personne, devenons la bonne personne.

En Jésus-Christ, nous sommes tous richement bénis