Prédications · Janvier · Partie 1/2
Voyager dans les hauteurs
Le mot de l’année 2026 pour la Chapelle est « PLUS HAUT
Deutéronome 28:13 « L’Éternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l’Éternel, ton Dieu, que je te prescris aujourd'hui, lorsque tu les observeras et les mettras en pratique »
Thème de la série : Voyager dans les hauteurs
Voyager dans les hauteurs, c’est vivre dans la présence de Dieu et dans ses plans pour notre vie. La
Bible dit qu’en Jésus-Christ, nous sommes déjà assis spirituellement dans les lieux célestes avec
Dieu selon Éphésiens 2:6. Cette année, notre objectif est clair : « PLUS HAUT ».
Pour illustrer ce voyage, quoi de mieux qu’un avion ?
Mais avant de décoller, plusieurs étapes sont essentielles :
Suis-je arrivé à l’aéroport ?
Ai-je ma carte d’embarquement ?
Ai-je un passeport ou un visa ?
Dans le monde, certains passeports sont plus puissants que d’autres et entraînent des discriminations ou des exigences supplémentaires.
Mais dans le voyage vers le Roi des rois, aucune injustice, aucune disqualification : le seul
« passeport » requis est Jésus dans notre cœur. Avec lui, nous sommes accueillis et qualifiés pour les hauteurs comme des enfants royaux.
1)
Les hauteurs commencent toujours par une voix
: l’embarquement commence par l’appel.
Référence : Genèse 22:1-3 « [1] Après ces choses, Dieu mit Abraham à l'épreuve, et lui dit:
Abraham! Et il répondit: Me voici! [2] Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes,
Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. [3] Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils
Isaac. Il fendit du bois pour l'holocauste, et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit. »
Avant d’embarquer dans l’avion, il ne suffit pas de vouloir voler : il faut d’abord être dirigé dans l’aéroport et entendre la voix annoncer : « Les passagers à destination de … sont attendus à … ».
De la même manière, pour embarquer dans les hauteurs, il est nécessaire d’entendre l’appel de
Dieu. Cela sera possible uniquement lorsqu’on se positionne spirituellement.
Il nous serait impossible d’entendre les instructions de l’hôtesse depuis l’aire d’autoroute, c’est ainsi que nous risquerions de rater notre vol.
Choses à savoir sur la voix de Dieu
:
Prenons l’exemple d’Abraham. C’est un homme en alliance avec Dieu. Lui et Sara ont longtemps prié pour un fils. Enfin, Dieu leur accorde Isaac, l’enfant de la promesse. Mais maintenant, Dieu lui dit : « Offre-moi ton fils en sacrifice ».
Nous serions tous tentés de répondre : « Arrière de moi, Satan ! » et de refuser.
Mais la vérité, c’est que parfois la voix de Dieu nous sort de notre zone de confort et ne fait pas toujours sens à nos yeux.
Il serait illusoire de croire que Dieu nous parle uniquement pour nous faire plaisir ou pour confirmer ce que nous voulons. Dieu est effectivement notre ami ; il nous aime et est proche de nous. Mais il n’est pas notre « pote » : parfois, il décide des choses pour notre bien, même si nous ne les comprenons pas sur le moment. Faisons donc confiance à sa sagesse illimitée.
Obéir et aller « sacrifier » son enfant, sur lequel reposent de grandes promesses, peut sembler totalement bizarre. Mais c’est seulement après avoir démontré sa foi qu’Abraham voit Dieu
épargner son fils et déclarer : Genèse 22:16-18 « […] parce que [...] tu n'as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer; […] Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. »
Dieu ne nous demandera jamais notre enfant aujourd’hui. Mais cette année, il pourrait nous demander notre temps, notre foi, notre argent ou même notre logique. Dieu a besoin de notre foi pour nous faire traverser nos « mers rouges » et pour faire de nous des « pères et mères d’une multitude ».
Lorsque Dieu a dit à Abraham : « Offre-moi ton fils », il s’est levé et l’a fait. Quelle foi incroyable !
Combien de fois Dieu nous parle et nous, face à une instruction qui ne nous plaît pas, nous demandons confirmation sur confirmation ?
Reprenons l’exemple de l’aéroport : lorsque l’agent nous dit d’aller à telle porte, nous n’allons pas négocier ou en choisir une autre. Non, nous faisons confiance et attendons là où nous avons été orientés, au risque de rater notre vol.
Alors pourquoi, lorsqu’il s’agit de Dieu, vous voulons toujours négocier et discuter ?
Si nous oserions faire cela dans un aéroport, l’agent nous répondrait : « Je sais pourquoi j’ai choisi cette porte, faites-moi confiance ». En effet, tout est déjà organisé pour le bon déroulement du vol.
De la même manière, Dieu connaît le meilleur pour nous. Il sait quels plans merveilleux il a placés dans notre vie. Alors spirituellement, préparons nos bagages, avançons sur notre route, puis arrêtons-nous là où Dieu nous attend.
Jésus dit dans Jean 10:27 « Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. »
Notre attitude devrait toujours être : « Seigneur, parle-moi. Où dois-je aller ? Que dois-je faire ? »
Dieu pourrait nous dire « On y va ! » ou alors « Aujourd’hui l’avion ne va pas décoller, il y a trop de turbulences. »
Pourquoi faisons-nous facilement confiance au personnel de l’aéroport lorsqu’un vol est retardé ou annulé, mais exigeons-nous multiples confirmations quand Dieu parle ?
Hébreux 11:6 nous rappelle que « sans la foi, il est impossible de lui être agréable [...] »
Cela nous montre que la foi est la clé qui nous permet d’accéder à certaines dimensions avec
Dieu. Il existe des plans, des percées et des bénédictions que nous ne pourrons jamais vivre si notre foi n’est pas exercée et étirée.
Cette année, choisissons de relacher notre foi et de marcher dans l’obéissance, même lorsque la direction de Dieu dépasse notre logique. Car ce sont ces pas de foi qui nous conduisent dans les véritables hauteurs avec Dieu.
Entendre la voix et recevoir les instructions de Dieu sont une bonne chose, mais si nous ne nous levons pas pour aller jusqu’à la porte d’embarquement, nous ne prendrons jamais notre vol.
Nous pouvons très bien entendre : « Gate 4 », mais rester assis et attendre… et ensuite entendre dire
: « La porte est maintenant fermée. »
Dieu a des plans parfaits pour nous. Il veut notre bien. Il ne pense qu’à nous faire grandir et nous propulser. Mais si nous ne faisons pas le pas de nous lever et d’obéir, le vol peut partir sans nous.
En effet, dans Deutéronome 28:13, Dieu dit que nous serons toujours en haut et jamais en bas, à la condition que nous obéissons à ses commandements et que nous les mettions en pratique.
Quand Dieu a dit à Abraham : « Offre-moi ton fils », Abraham ne s’est pas contenté d’entendre.
Même si, dans ce cas, ça aurait été plus simple de ne pas avoir entendu. Mais il s’est levé et a obéi.
En réalité, lorsqu’on pense perdre quelque chose avec Dieu, il y a toujours la vie et/ou la résurrection : Lorsque Dieu nous parle de rupture, derrière il y a la protection. Lorsqu’il y a le rejet,
Dieu parle d’une sélection pour une nouvelle saison. Si une porte se ferme, une meilleure est ouverte.
Alors la question est la suivante : Sommes-nous prêts à obéir à la voix de Dieu même lorsqu’elle nous dérange ?
Obéissance mais sans précipitation
Parfois, Dieu va nous faire attendre. Non pas parce qu’il ne veut pas nous élever, mais parce que nous ne sommes pas encore prêts pour ce que l’élévation implique : le combat, la pression, les responsabilités.
Ces choses viennent uniquement au temps établi par Dieu. Nous pouvons jeûner, prier, déclarer…
mais ce qui vient de Dieu vient toujours au bon moment.
Prenons l’exemple d’une femme enceinte. À trois mois de grossesse, nous pouvons prier pour que l’enfant sorte, ça ne fonctionnera pas. S’il sort, ce sera prématuré.
De la même manière, une élévation avant le temps de Dieu est une élévation prématurée.
Mais quand les neuf mois sont accomplis, il n’y a pas besoin de forcer : l’enfant sort naturellement.
Ne nous précipitons pas. Soyons à l’écoute de Dieu, car lui connaît mieux nos capacités que nous- mêmes.
Le “backside of the blessing” : l’envers des hauteurs
L’envers de la bénédiction est le côté que nous ne voyons pas toujours.
Prenons les exemples suivants :
Peut-être sommes-nous prêts à prêcher, à leader ou à nous marier. Mais sommes-nous prêts à la pression, à la critique, à faire preuve d’humilité et à mourir à nous-mêmes ?
Si nous ne sommes pas prêts à faire passer les intérêts de Dieu avant notre propre personne, l’élévation divine pourrait nous faire plus de tort que de bien. Alors, avant de nous élever, Dieu nous prépare, forge notre caractère, développe notre résistance spirituelle.
Voyager dans les hauteurs nécessite d’abord d’entendre la voix de Dieu, mais aussi un temps de préparation intérieure pour être capables de répondre à son appel.
Car en effet, « plus haut », c’est le positionnement spirituel que Dieu nous attribue. Et cela n’est ni le résultat de nos forces, ni celui de notre puissance, mais c’est celui de l’Esprit du Seigneur.
Ce qui a permis qu’Abraham puisse agir, ce n’est pas sa propre capacité, c’est la foi que Dieu avait déposée dans son cœur.
Nous avons donc tous besoin de quelque chose de beaucoup plus grand que notre propre volonté : Le précieux Saint-Esprit. Alors, au travers de lui, continuons à nous abandonner et à obéir même lorsque nous ne comprenons pas tout. Car lui, il sait ce qu’il fait.
En Jésus-Christ, nous sommes tous richement bénis ♥